Retour en images
Près de 2000 km avalés, des paysages enneigés traversés, du froid et de la pluie.
Un (tout petit) détour par le viaduc de Millau, élancé, élégant, superbe, justement au programme du cours de technologie de mon aMour.
La visite du musée Toulouse-Lautrec, où peintures, dessins, affiches sont mis en valeur dans un décor très agréable.
De chaque côté du Tarn, Albi, aux briques rouges omniprésentes.
Face à la cathédrale, deux salons de thé, l'un Mariage Frères, l'autre Dammann. Nous avons choisi le premier, et j'ai été conquise tant par le thé rouge Métis que par le baba au rhum, qui à lui seul vaut la visite.
A l'aller comme au retour, trop brefs passages à Lyon, où nous avons quand même réussi à partager un repas amical et à faire quelques emplettes aux halles juste avant la fermeture.
Entretemps, des papotages, des souvenirs à raconter ou écouter, des photos à regarder, des repas à partager, des jeux de société pour s'amuser, du thé rooibos pour se réchauffer et des pages à tourner...
Une journée à Au #2
La moitié du dernier étage était consacré au spa. La salle principale, au plafond haut, était immense, entièrement habillée de bois clair et baignée de lumière. Les meubles et le linge étaient blancs. Bois et blanc. Le silence était requis ; une musique douce enveloppait l'atmosphère. En fin d'après-midi, quand la lumière déclinait, on allumait les bûches de la cheminée centrale aux parois de verre. Bois. Blanc. Calme.
Elle entra dans le bain de vapeur. C'était ce qu'elle préférait. Elle s'assit sur le banc carrelé de blanc et ferma les yeux en posant sa respiration. Elle était seule et se détendit. Quand elle sortit de la pièce, elle se frictionna tout le corps avec des poignées de glace qui chutait régulièrement dans le bac qui lui était dédié. La douche qu'elle prit ensuite, chaude d'abord puis de plus en plus froide, lui permit de faire redescendre la température de son corps. Elle s'enveloppa de son peignoir et sortit sur le balcon, les pieds nus dans la neige. Il ne faisait pas si froid. Avant d'aller s'allonger sur une chaise longue, elle se servit une tisane dans une tasse en porcelaine blanche. Pfefferminze. C'était la saveur qu'elle choisissait systématiquement. La veille elle avait essayé Kräuter et elle avait aimé. Mais dans cet endroit, année après année, elle préférait Pfefferminze. Elle prit son livre. L'endroit était calme, surtout à ce moment de la journée, les skieurs n'étaient pas encore rentrés. Seules quelques personnes se détendaient. Ici une femme croqua une pomme, là un homme glissa dans le sommeil en émettant un léger ronflement.
Plus tard, elle se releva, prit une serviette propre sur la grande étagère, suspendit son peignoir à l'un des crochets et entra dans le sanarium. Elle fit pivoter le premier sablier et s'assit sur le banc de bois ; celui du haut. Le parfum d'eucalyptus était fort, elle aima cela. 60°C. C'était parfait. A l'étage supérieur, le sauna affichait plus de 80°C et elle n'appréciait pas. Mais là elle était bien, ne se lassait pas de la vue enneigée offerte à travers la large baie vitrée. Elle laissa la chaleur l'envahir et attendit que la sueur commence à perler doucement. Quand le temps fut écoulé, elle retourna se frictionner de glace, sur les bras d'abord, puis les seins, la nuque et enfin les cuisses, devenues rouges et brûlantes. Après la douche, elle se servit une nouvelle infusion et retourna s'allonger avec son livre. Elle profitait des vacances pour lire les livres accumulés toute l'année au gré des critiques, des échanges ou des cadeaux. Le reste du temps, elle avait du mal à se plonger dans une histoire et se contentait des journaux auxquels ils étaient abonnés. Elle ne vit pas le temps passer.
Une journée à Au #1
Quand elle entra dans la salle de restaurant, ils étaient déjà tous à table. Sous la cloche argentée pivotante, il restait des oeufs brouillés. Elle en garnit une assiette, ajouta une tranche de jambon, une portion de fromage local, un morceau de beurre et un petit pain façon bretzel. Elle se servit un verre de jus de pamplemousse avant d'aller s'assoir à la grande table qui leur était réservée. Les filles étaient en forme, elles s'étaient levées tôt pour accompagner K. au cours de gymnastique matinale. Son café était déjà sur la table. Il n'était pas très bon, mais pas assez mauvais cependant pour qu'elle lui préfèra un thé. Au fond de la salle, quelques vacanciers s'étaient approchés de la grande baie vitrée pour observer le chamois qui s'était aventuré à l'arrière de l'hôtel. On en voyait beaucoup à proximité, à condition d'être attentif. Quand elle eut terminé son assiette salée, elle se releva et traversa à nouveau la grande salle pour se servir en sucré. Le buffet du petit-déjeuner était ce qu'il y avait de plus appétissant, frais et varié. Comme chaque matin quand elle séjournait là, elle versa du fromage blanc au fond d'une assiette creuse, ajouta une cuillérée de mélange de noix. S'il y en avait, elle versait quelques morceaux d'ananas frais, l'un des rares fruits qu'elle appréciait. Elle parsema ensuite son assiette de toutes sortes de graines et termina par un filet de miel.
Entretemps, ils avaient tous quitté la table, pressés de rejoindre les pistes qu'ils avaient dû délaisser les derniers jours pour cause d'intempéries. Il avait tellement neigé depuis leur première journée de ski. Après les premières chutes de neige, le vent s'était mis à souffler. Les voitures avaient été ensevellies sous des monticules de neige, il n'avait plus été possible de les identifier jusqu'à ce qu'elles furent déneigées. La neige fouettait les visages qui s'aventuraient dehors. La neige était collante. Même les glissades en luge n'amusaient personne. Cela avait duré plus de deux jours. Puis il y eut la promesse d'une belle journée.
Les tables du petit-déjeuner abandonnées furent aussitôt débarrassées. Les serveuses s'activaient. Chacune portait une jolie tenue traditionnelle, chaque jour différente, une longue robe sombre discrètement fleurie sur un chemisier blanc à manches courtes froncées et festonnées, un long tablier clair à motif noué au creu des reins. Sur chaque table, l'une lissait du plat de la main les nappes blanches amidonées que l'autre venait de déplier. Les serveurs s'étaient gantés de blanc pour disposer verres et couverts sur les tables immaculées.
Elle quitta la salle en souhaitant une bonne journée au personnel qu'elle croisa.
Week-end parisien
- La route vendredi soir, tard, dans le brouillard, accompagnée de mon petit aMour.
- La visite/spectacle des passages couverts : des Princes, Jouffroy, des Panoramas...
- L'orchestre amateur sur les marches de l'Opéra.
- La Tour Eiffel éclairé, depuis la terrasse des G*leries L*f*yette.
- Le fabuleux marché du dimanche matin avec fisTon.
- Le Louvre, réclamé par mon aMour depuis des semaines : les salles égyptiennes, où elle m'a épatée par ses connaissances et son intérêt, la Vénus de Milo sous les rayons du soleil...
- Une pauce douceur chez Angelina, chocolat chaud, Paris New-York et Mont-Blanc, évidemment.
- Un peu de cuisine pour fisTon, pour m'assurer qu'il mange correctement au moins une fois dans la semaine.
- Quelques chemises repassées avant de reprendre la route, quand c'est demandé gentiment.
Humour
Une surprise de L'homme comme il sait si bien les faire, intermède humoristique très agréable et bienvenu pour égayer une semaine de bureau grise comme un mois de novembre.
Doisneau
Après Niki de Saint-Phalle l'an dernier, nous nous sommes régalés des photos de Robert Doisneau dans un cadre enchanteur.
Des nouvelles de L'homme

L'homme est parti en déplacement professionnel pour la semaine. Si si. Trop dur...
Petite annonce
Valérie, Yas, Emmanuelle, Régine, Isa, Nita et les autres...
Quelques jours de retour aux racines prévus à partir du week-end pascal ; disponible pour thés, expos ou plans shopping, mais surtout pour vous revoir et trouver l'énergie pour courir dans les Monts d'Or.
En voiture !
Pour fêter ça, on a fait laver la voiture ;-)
Partir
Je pars.
Il est déjà parti.
Nous partons.



























