Une fois n'est pas couture
Une fois la cuisine rangée, c'est face à la machine à coudre que je me suis installée, bien décidée à raccourcir encore ma liste de résolutions.
Un sac pour ma Shérie, très très largement inspiré d'un modèle à succès... mais en mieux ;-) puisque ma version est doublée et bénéficie d'un fond rigide. Tellement facile à faire que je vais bientôt recommencer pour mon aMour dès que nous aurons choisi ensemble le tissu qui lui plaît.
Et parce que nous assumons notre goût pour ce tartan, que L'homme avait trop usé le col de sa chemise et qu'un coussin éventré m'encombrait, quelques coups de ciseaux et quelques piqûres ont suffi à coudre une taie rebondie. Pour déhousser c'est facile, il suffit de déboutonner...
Pêle-mêle
Un cadre chiné il y a quelques années déjà, repeint presqu'aussitôt, des rubans soigneusement récupérés... il n'y avait plus qu'à. C'est chose faite, le pêle-mêle est accroché dans l'entrée et je peux enfin raccourcir ma "to do list". Les résolutions ont du bon quand on les tient !
Un papier et un crayon


Quand mes deux grands commencent à griffonner, cela donne ça...
Et sans objectivité aucune, leur mère est totalement fan !
En haut, fisTon. En bas, ma Shérie. Toute reproduction interdite... of course.
Du temps
Du temps pour lire, impossible à trouver en dehors des vacances. J'ai réussi à lire tous les livres emportés et j'en suis ravie. Et même si mari et enfants ont lu au moins un livre chacun, j'aurais aimé la lecture plus contagieuse, comme ici.
Après D'autres vies que la mienne, je n'ai pas été déçue par le roman russe d'Emmanuel Carrère, pourtant assez sombre. L'écriture du rapport de Brodeck de Philippe Claudel m'a enchantée ; quel plaisir de retrouver cet auteur dont les descriptions sont incroyables et extraordinaires.
Eric-Emmanuel Schmitt se lit toujours avec autant de plaisir et de facilité : le Sumo qui ne pouvait pas grossir est une belle école de vie et la lecture d'Ulysse from Bagdad devrait être obligatoire. Merci Maryse d'avoir glissé ces belles pages dans ma valise.
Catherine Cusset, quant à elle, nous entraîne dans un brillant avenir avec beaucoup de rythme en alternant hier et aujourd'hui au gré des chapitres.
Depuis le temps que Laurence m'avait prêté le potentiel érotique de ma femme, je ne voulais pas lui rendre sans l'avoir lu. Commencé maintes fois sans entrain, je n'en ai finalement fait qu'une bouchée.
Et enfin j'ai terminé par la consolante d'Anna Gavalda. Pour celui-ci, acheté dès sa sortie, j'attendais LE moment, parce que j'aime associer un livre à un lieu ou à un état. A deux jours du départ, j'ai soupesé les 650 pages et j'ai plongé. Anna Gavalda est décidément très douée pour raconter de belles histoires.
Du temps pour broder et pour retrouver l'ouvrage commencé il y a plus de dix ans pour la naissance de mon filleul (!). Jamais plus je ne me lancerai dans une telle aventure et me contenterai d'ouvrages ponctuels de taille raisonnable : je n'ai plus le temps, le temps que j'avais quand j'étais enceinte de mon aîné et que j'ai découvert le point de croix.
Du temps pour illustrer le carnet de bord des vacances, retrouver les crayons et les pinceaux, personnaliser quelques cartes postales...
Semaine 1, jour 5
Déjeuner au jardin suivi d'un bel après-midi scrap animé avec talent et patience par Dorothée. Je n'ai fait que regarder, fascinée, pendant que ma descendance magnait ciseaux, colle et couleurs avec beaucoup d'application. Dorothée fait des merveilles, mélange de talent, de bon goût, d'harmonie et d'originalité. Et ma Shérie, totalement séduite, aurait bien envie de faire tous les albums photos de la maison.
Tennis en soirée. 2/6 - 6/3. Dommage qu'E. n'ait pas pu (voulu ?) jouer le troisième set, mon diesel était chaud...
En couleurs
Profiter des vacances pour que ma Chérie réalise son projet d'arts plastiques : la foule, en dessin d'abord, puis en relief. Et en couleurs, pour mettre un peu de lumière dans ces journées de pluie.
Futile
Il y a quelques années, je brodais. Du moins, j'avais (je prenais ?) le temps de broder. Quelques rares occasions me replongent de temps à autre dans ma boîte à ouvrages, mais rien à voir avec les heures passées une aiguille en main.
Il aura fallu le séjour à la maison du croustillant Clément (ben oui, ce blondinet tout doré, on dirait un petit pain sorti du four) pour que je me remémore ces sacs offerts il y a quelques années. Quand je les ai vus, je les ai trouvés rudement beaux et je n'avais cependant aucun souvenir de leur réalisation !
Et si j'en faisais d'autres pendant les vacances ? mais je voudrais courir aussi, et puis profiter des miens, et puis lire, et puis papoter avec les amis, et puis...
Bien futiles propos quand l'actualité est si émouvante, mais Ingrid Bétancourt parle de liberté mieux que je ne ferais jamais.
Des croix...
En prévision de la soirée du 30 juin qui se prépare depuis si longtemps, mes soirées s'organisent autour de mon ouvrage improvisé.
Ce bleu-ci ou ce bleu-là ? Point de croix ou point de tige ?
Cadre chiné aux puces dimanche matin, qui n'attend plus qu'un coup de pinceau.
Du temps, donnez moi du temps !





























