ça presse ?
Nous sommes le 8 novembre, et ce soir en sortant du bureau j'ai remarqué les premiers arbres aux lumières scintillantes...
Le 8 novembre !
A l'heure où nous parlons économies, restrictions, (sur)endettement, crise... à l'heure où certaines municipalités décident à bon escient de restreindre l'éclairage -ou du moins la pollution lumineuse-... est-ce bien utile d'allumer les lumières de Noël si tôt ? Cela ne pourrait-il pas attendre au mieux le début de l'Avent ?
Le calme avant la tempête
C'était samedi, il faisait vraiment très beau, voire chaud ; mon aMour et moi avons accompagné L'homme pour un agréable moment sur l'eau, baigné de calme et de douceur. Nous étions heureux de passer ce bel après-midi ensemble après avoir été séparés pendant huit jours.
Dimanche matin, nous étions tous au jardin, L'homme poussant la tondeuse, les filles ramassant les fruits et moi profitant du soleil pour étendre les lessives au grand air et désherber ici ou là.
Un dimanche comme je les aime, où j'imaginais déjà les gâteaux de l'après-midi et les photos en extérieur que je prendrais après avoir encouragé l'homme pour son match de tennis...
Personne ne se doutait alors que L'homme s'effondrerait sur la terre battue et passerait non seulement la fin de journée aux urgences mais toute la semaine en soins intensifs cardiologie. La cause ? accélération du rythme cardiaque + antécédents familiaux + accumulation de stress + anomalie à identifier, les résultats des examens laissant les médecins perplexes à ce stade.
L'homme rentre demain, ouf, nous allons le choyer ce week-end.
L'été va pouvoir commencer

Déjà s'achève juin...
A peine rentré de sa semaine (de travail !) en Corse, L'homme est reparti arbitré les finales au Tennis Club.
Entretemps nous sommes parvenus à rajouter quelques briques au mur qui s'écroule, pour nous protéger du regard des voisins.
Je me suis amusée à faire sécher des dizaines de chemises bleues au dessus des fleurs du jardin assorties, à regarder pousser les courgettes et à arroser les géraniums ; c'est fou ce que l'arrosage prend comme temps.
FisTon a relâché tous ses efforts après l'oral d'allemand, ultime épreuve de son bac. C'est avec une boule au ventre qu'il attend maintenant les résultats, ce qui ne l'a néanmoins pas empêché de se déchaîner sur la piste de danse pour la fête de fin d'année de l'école. Tout arrive !
Pendant ce temps ma Shérie est sous pression à deux jours du brevet des collèges, alors que notre aMour a déjà vidé son cartable et se prépare à rendre ses livres, la sixième est bel (et vraiment bien) finie.
J'empile les livres glanés tout au long de l'année en prévision des heures de chaise longue. Y en aura-t'il trop ou pas assez ?
A leur tour les amis fêtent leurs 40 ans, la bonne aubaine pour se réunir, comploter, rire, cogiter... et manger.
Bien sûr nous attendrons la proclamation des résultats pour nous réjouir, mais d'ici là il faut quand même anticiper les transhumances de l'été qui s'annonce riche en avions qui décollent, trains qui s'éloignent, kilomètres qui défilent, retrouvailles, larmes, anniversaires, valises qui se font, se défont et se refont, découvertes, émotions... les vacances, quoi !
Entre deux averses
Entre deux averses, attendre l'été et rêver des prochaines vacances.
Entre deux averses, fêter les papas voyageurs, celui qui vient de rentrer et celui sur le point de partir.


Entre deux averses, faire le tour du jardin, arracher une poignée de mauvaises herbes et admirer les groseilles.


Entre deux averses, regarder pousser les courgettes.
Entre deux averses, encourager et accompagner le Grand dans ses révisions.


Entre deux averses, faire un cake aux carambars et résister à l'envie de le goûter.
Préchauffer le four à 180°C.
Faire fondre à feu doux 20 carambars et 150 g de beurre dans 10 cl de lait.
Mélanger 3 oeufs avec 160 g de sucre, 150 g de farine et 1/2 sachet de levure.
Ajouter la préparation liquide au deuxième appareil et enfourner dans un moule à cake pendant 40 minutes.
30 years ago
Il y a trente ans, je préparais le brevet des collèges, comme ma fille aujourd'hui.
Il y a trente ans aujourd'hui, je perdais le contrôle de mon cyclomoteur, percutais un mur, avant d'être évacuée en hélicoptère à l'autre bout de Lyon, consciente mais la tension au plus bas. Rate éclatée, j'étais opérée dans la soirée, puis à nouveau un mois plus tard. Depuis, je ne porte plus que des maillots de bain une pièce.
Aujourd'hui ma fille prépare son brevet des collèges. Elle n'a pas de cyclomoteur.
Primavera
- Pour le changement de saison, alors que L'homme n'a pas eu le droit au repos, lui, j'ai exercé mon aptitude à la procrastination pendant tout le week-end. Qui a déjà essayé ? J'ai l'impression d'avoir été super forte ;-)
- Premier jour de printemps et première lessive étendue dehors ; que ça sent bon !
- Un poulet à rôtir avec un citron et des pommes de terre, c'est bien le minimum que je pouvais faire, surtout pour l'unique repas de la journée.
- Ma tasse de thé rouge qui me suit partout, même si souvent pas beaucoup plus loin que le bout du canapé. Merci encore Karine pour cette découverte :-)
- Des cookies fabriqués il y a quelques semaines pour un dimanche alsacien... .juste parce que j'avais besoin d'une photo et qu'ils sont vraiment très bons.
Seuil de tolérance
Ce soir après le dîner, mon aMour s'est installée pour travailler son instrument.
Elle s'est entraînée à un nouveau morceau, extrait de Twilight, avec le CD d'accompagnement en musique de fond.
C'était beau, vraiment beau ; prometteur.
Alors que 21 heures approchaient, je n'ai pas eu le temps de lui dire que cela suffirait pour aujourd'hui.
Les voisins, ceux-là même qui se déchaînent systématiquement tous les vendredis soirs entre minuit et 3 heures du matin, frappaient déjà contre le mur mitoyen.
Sans ressort
Il va rapidement falloir que je trouve un autre rythme, un rythme où toute mon énergie ne soit pas exclusivement concentrée sur le bureau et son assemblée générale, où mes rêves m'emmènent ailleurs qu'à la recherche du candidat idéal et loin des rapports d'évaluation.
Contrairement aux autres week-ends, la cuisine aura été sommaire et sans petits plats préparés pour les déjeuners de ma progéniture. L'homme s'est chargé du marché, nous avons fait une virée chez P*c*rd : cette semaine, les enfants composeront leurs menus au gré de leurs envies et des tiroirs du congélateur.
Alors que la semaine précédente s'achevait sur des envies de grand air et de salles obscures, nous n'avons finalement pas (ou si peu) mis le nez dehors. Deux jours au chaud, sans veillées, encadrées de longues nuits réparatrices, à visiter une jolie maison, prendre quelques mesures et élaborer des projets. Deux jours au chaud, à faire du découpage en écoutant la family band, inspirée par ces beaux instants papiers.
Défi
Malgré la fatigue des nuits sans sommeil qui commencent à s'accumuler, je crois que je vais me plaire dans ce nouveau (grand) bureau.
11 Novembre
Tôt ce matin, j'ai traversé la ville aux rues désertes,
où seules les feuilles mortes poussées par le vent animaient la surface du bitume.
Je regrettais d'être seule, croyais-je, à profiter du merveilleux lever de soleil
qui explosait dans mon rétroviseur.
Sur l'autoroute, nous étions des milliers.

















